La Londe les Maures
Plage de Pellegrin (entre Estagnol & Bormettes)

La Londe
Le territoire de la
commune s’étend sur
La première occupation humaine du territoire semble remonter à 2500 av. J.-C.
comme en témoigne le dolmen de Gaoutabry. Le Dolmen,
découvert en 1876 est situé au nord de la commune. D’après les fouilles
effectuées sur le site, il daterait de la fin du Néolithique. De nombreux
fragments de poteries et d’outils en pierre taillés retrouvés sur le site
attestent de la présence humaine bien qu’aucun vestige d’habitation n’est
encore été découvert. En 1988, le site du dolmen à été classé : Monuments
Historiques. Dans les siècles qui suivirent, le site à probablement été occupé
par d’autres peuples : Ligures, Bormani, Phocéens
etc. mais il reste peu de traces matérielles qui permettraient d’attester ces
mouvements de population avec certitude.
En revanche, des traces incontestables révèlent qu’entre le IIe siècle av.
J.-C. et le Ve siècle ap. J.-C. le peuple
gallo-romain s’installent sur le territoire. De
nombreux vestiges de villas, des domaines viticoles, des sépultures, des
poteries, et des pièces de monnaies attestent leur présence. L’activité
économique de ces nouveaux arrivants est principalement agricole. Les cultures
de l’olivier, de la vigne et des céréales se répandent dans la région grâce au
climat favorable. Les Romains établissent un port à l’Argentière et commencent
très probablement l’exploitation de la mine toute proche qui se poursuivra à
l’époque médiévale.
A partir du XIe siècle, le territoire de la commune est désigné sous le nom de Bormette. Plusieurs moines de St Victor de Marseille puis
des Chartreux de Montrieux et surtout de La Verne
acquièrent d’importantes propriétés par donations. Ils construisent les
premiers châteaux à vocation agricole comme celui des Bormettes
(bâtit sur le Pic St Martin au XIIIe) et celui du Bastidon bâtit entre les XVIe
et XVIIIe siècles.
En 1678, Antoine Lemonnier, sieur de La Londe -
d'origine normande comme son nom l'indique- acquiert de vastes parcelles terres
sur l’actuel territoire de la commune et se fait construire une maison nommée “
Château de La Londe ”, qui va transmettre son nom au
futur village. En 1788, le hameau naissant acquiert le statut de paroisse tout
en demeurant sous la dépendance de la ville d’Hyères. En 1791, le village
compte 132 habitants et apparaît sur le cadastre en tant que quartier de Hyères.
Après La Révolution, les Chartreux sont totalement dépossédés de leurs biens.
Progressivement une nouvelle bourgeoisie arrive et s’implante sur le site au
cours du XIXe. Les nouveaux arrivants bâtissent de nombreuses demeures,
rachètent les domaines agricoles et les agrandissent. L’un de ces aristocrates
Horace Vernet (1789-1863), peintre officiel de Louis-Philippe, achète le
domaine situé au lieu-dit Les Bormettes en 1855 et se
fait construire un château d’inspiration classique et mauresque. Grâce aux dons
en terrains de certaines familles bourgeoises le village se développe. L’église
est édifiée en 1847 et une école communale voit le jour en 1884 sur la place
Allègre.
Vers 1875, Victor Roux, riche financier marseillais et nouveau propriétaire du
Domaine des Bormettes, redécouvre et développe la
mine de l'Argentière laissé à l’abandon depuis des siècles. En 1881, il fonde
la Société des Mines des Bormettes et relance
l’exploitation de la mine, riche en zinc, dès 1885. À partir de 1890, d’autres
filons, plombifère et zincifère, sont découverts sur le territoire. La
prospérité de ces mines impose alors la création d’un chemin de fer en 1899
pour le transport des mineurs et l’acheminement du minerai jusqu’à l’Argentière
où s’effectuaient son expédition par voie maritime. La prospérité de la mine
dynamise toute l’économie de la région. Dans le village, un bureau de poste et
télégraphe sont créés, ainsi que des écoles, et une gendarmerie. A partir de 1890 , le village s’ouvre vers l’extérieur avec la mise en
service de la ligne de chemin de fer du littoral qui effectue le trajet
Toulon-Saint-Raphaël. En 1897, une fonderie de plomb est construite. La plus
longue cheminée-tunnel d’Europe est bâtie sur près d'un kilomètre de colline.
Cependant la fonderie est un échec économique,étant peu fonctionnelle et mal adaptée au minerai
extrait. Elle ferme donc rapidement.
En 1901, le chemin de fer minier est relié à celui du littoral qui passait par
le village. La Londe demande alors son détachement de
la ville d’Hyères. Finalement, le 11 janvier 1910 le statut de commune lui est
octroyé. La commune prend alors le nom officiel de La "Londe
Les Maures". Le mot « maures » venant du latin “mauros”
qui signifie “brun foncé”, évoquant la couleur du massif du même nom. Alors que
le village poursuit son expansion, à partir de 1901 l’exploitation des mines
décline. L’épuisement du filon de l’Argentière et la chute des cours des métaux
à partir de 1904, vont générer une baisse de productivité jusqu’à l'abandon de
l’exploitation qui cesse définitivement toute activité en 1929.
Le blason de la commune
On ne connaît pas avec précision la date exacte de sa création. En revanche, on
sait qu’il a été créé sous le ministère d’Albert Roux, second maire de La Londe entre 1904 et 1912.
Le blason est orné d’un croissant de lune et d’une étoile. Le croissant de lune
et l’étoile sont surmontés de trois croisettes, symbole de chrétienté, qui
trouve leur explication dans une légende Londaise. Au
retour de sa 7°Croisade, St Louis débarqua à Hyères et trois de ses chevaliers
seraient venus trouver repos et guérison dans un Hôpital située aux Bormettes. Ayant retrouvé leur vaillance, chacun d’entre
eux auraient offert à leurs hospitaliers une croix détachée de leur insigne en
gage de reconnaissance.
Le principal attrait de la Londe reste le tourisme
estival. Le nombre et l’étendue des plages de la commune ainsi que sa situation
privilégiée, favorisée par un micro-climat, en fait
une station balnéaire qui offre près de 300 jours de soleil par an.
Place André Allègre : Coeur de la ville, ombragée par
des nombreux platanes, la place, au croisement des principales artères de la
ville, est bordée de bâtiments anciens, comme l'Hôtel de Ville et de grands immmeubles provençaux.
Les Bormettes: Construit par le propriétaire de
l'usine des Bormettes pour ses employés, ce quartier
est un village a part entière, groupé autour de la place Belot,
typiquement provençale, où se trouve par ailleurs le Théâtre des Bormettes, non loin du port et donc des plages.
Le Dolmen de Gaoutabry: Superbe monument mégalithique
perché au milieu d'une colline des Maures, dominant un panorama sur les Iles
d'Or.
Les plages : Le long du littoral de la commune se trouvent quatre plages qui
totalisent près de
Le sentier sous-marin de l'Argentière : C'est une réserve naturelle protégée
située à la pointe de l'Argentière abritant une faune et une flore unique,
grâce aux herbiers de posidonies, par ailleurs tout à fait accessible au
public.
Le Musée de l'école publique: Il reconstitue une classe d'école en 1903, avec
accessoires, ateliers, jeux...
Les îles d'or: Port-Cros, Porquerolles et l'île du Levant sont situés juste en
face de la baie où se trouve La Londe les Maures,
d'où une liaison aisé avec celles-ci. Le Fort de Brégançon est lui aussi tout
proche.
Le jardin ornithologique et botanique de La Londe
classé Jardin Remarquable présente sur
(Source Wikipédia)
